Il fut un temps où le village d’Ambanoro fut le pôle commercial de Nosy Be. Mais depuis son déclin dans les années 1920, le plus grand port commercial est devenu aujourd’hui un site historique aussi dit “village fantôme”.

Connu sous le nom de Marodokana ou Marodoka (signifiant beaucoup de magasins), Ambanoro abrite une communauté musulmane et est situé au sud-est de l’île, à proximité du parc de Lokobe.

village fantôme

Créé en année 800, c’est le premier village de Nosy Be habité par des Sakalava Zafinifotsy, d’origine Swahili. Plus tard, vers le 15e siècle, d’autres populations ont rejoint la communauté : des indiens et des arabes. Vous remarquerez la présence de quelques bâtisses en pierre et de la première mosquée.

Le cimetière indien démontre l’existence des indiens, des arabes et des africains. Les tombes des Indiens sont reconnues par les fresques, celles des arabes par l’écriture et pour les africains, celles sont isolés au fond du cimetière.

Un ancien chantier naval ou le premier port est encore visible sur le lieu. L’endroit servait de point d’échanges commerciaux entre Nosy Be et d’autres îles de l’Océan Indien, ainsi que la côte-est d’Afrique et de Zanzibar.

Ville prospère devenue village fantôme

Grâce au commerce, Ambanoro monte en popularité, et devient en peu de temps le centre touristique et commercial de Nosy Be. Grace aux échanges commerciaux, une population métissée est née : Antalaotra. Les Antalaotra sont un mélange de swahilis, qui auraient intégré la communauté malagasy et créé des liens intimes avec des sakalava. « Certains ont défini les Antalaotra comme une communauté économique, possédant la maîtrise de la mer et cimentée par l’Islam (Gabriel Rantoandro). » Mais qu’est-ce qui a provoqué le déclin de Marodoka ? D’après l’histoire, la migration des Indiens à Hell-Ville a été le premier facteur de déclin d’Ambanoro.

Ambanoro

Photo source : latribune.cyber-diego

Ambanoro- Marodoka, d’aujourd’hui

S’il fut un temps où Marodoka était quasi déserte, elle regroupe désormais plus de 400 habitants qui vivent du tourisme. Celui-ci renaît grâce à l’association Ravinala, une association composée uniquement de femmes connue pour leur prestation de danse traditionnelle.

Pour les voir, il vous faudra tout d’abord connaître l’histoire du village en passant par la maison hantée par le fantôme de Karim Djikak que vous verrez en début du circuit. Puis passer la case indienne, puis le cimetière des Indiens.

A la fin de la visite, place à la fête traditionnelle. Découvrez les danses traditionnelles :

  • – Trotrobe : C’est la danse Sakalava tapant les mains avec les danses des pieds.
  • – Biaya : Une danse traditionnelle arabe.
  • – Mbiou : Une danse pour accueillir les invités d’honneur.
  • – Wadraha : Une danse traditionnelle, on chante, on danse en pillant du riz.
  • – Chitety : Une danse africaine pour les cérémonies de mariage. Source : ravinala-marodoka.com/

 

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