Nosy Be, une île incomprise

Vous préparez votre voyage à Nosy Be et naturellement vous souhaitez en savoir plus. Vous venez de visiter quelques guides locaux, Tripadvisor, petit futé, routard et je suppose que vous êtes un peu perdu sur “a quoi m’attendre ?” C’est la raison première de ce site car lors de mon premier séjour à Nosy Be en 2010, je m’étais totalement trompé sur ce que j’allais découvrir.

Une île oubliée du temps

Nosy Be a beau être communiqué comme le drapeau touristique de Madagascar, les chiffres de fréquentations restent ridicule. Avec une arrivée d’à peine 60 000 touristes /an (pour comparer, 81 000 000 /an en France), Nosy Be (« la grande île » en malagasy) est encore loin du tourisme de masse. Nosy Be est une petite île où il fait bon vivre, les plages sont pour vous, vous êtes certains de pouvoir prendre en photo durant vos vacances à Nosy Be la plage entièrement déserte !

Plus qu’une île, un archipel

Le côté le plus connu de Nosy Be reste sans aucun doute son archipel ! Avec plus de 10 îles, vous tomberez sous le charme. A noter que certaines îles ne sont pas accessibles en une seule journée, pour pouvoir en profiter il est à envisager soit un bivouac soit une croisière, que celle-ci soit en catamaran ou plus traditionnellement en boutre malgache.

Des lieux à découvrir

Ne pensez pas que Nosy Be n’a que des plages à offrir, l’intérieur de l’île offre des panoramas magnifiques à qui prend le temps de les découvrir. Que ce soit en randonnées pédestres au Mont Passot, à vélos dans les alentours d’Hell-ville, en Quad à la cascade de Nosy Be, le tour de l’île en 4×4, la visite des îles en bateaux  sans oublier plongéepêchesafari baleine et bien d’autres

Des hébergements variées

L’avantage de la destination de Nosy Be est justement qu’elle privilégie le tourisme. Vous y trouverez donc tous les types d’hébergements :

  • Hôtels de * à ***, climatisation, services hôteliers
  • Maisons d’hôtes, qui proposent pour la majorité les mêmes services hôteliers mais dans une ambiance plus conviviale.
  • Location vacances, studios, appartements, villas. Le choix est large, l’avantage étant bien sur d’avoir l’autonomie, idéal pour les moyens-long séjour à plusieurs.

Population de Nosy Be

Les habitants de Nosy Be sont issus du peuple sakalava (Madagascar est peuplé par 18 ethnies), ils ont ainsi leur propre histoire & culture, leur musique, danse et maquillage propre à leur île qu’es Nosy-be. 

Dans la culture du peuple sakalava et Antakarana, les tabous et interdits (fady) prennent une grande place dans la vie quotidienne. Le culte des ancêtres, la croyance du pouvoir des ancêtres défunts, est omniprésente. 

Jadis, la simplicité se voit sur la tenue vestimentaire portée par les hommes et les femmes. Le port du kitamby, un pagne enroulé sur la hanche, la tenue traditionnelle de l’époque est révolue, le temps ayant porté un changement radical dans les manières de s’habiller pour les hommes. Cependant, du côte des femmes, le kisaly a pu garder sa place. 

Depuis l’époque de la colonisation, le christianisme et l’Islam sont arrivées ce qui a engendré un brassage culturel et religieux visible à travers les habitudes et la vie de tout les jours. Ces nouvelles religions cohabitent pacifiquement avec la tradition locale.

Histoire de Nosy Be

C’est vers le 9ème siècle que les navigateurs arabes qui visitent épisodiquement l’île nommèrent Nosy be « Assada » ou « Sada », les Malgaches la nommait alors « Vario Be ».

Il fut interdit « fady » à la mort de la Reine Ambary 2 et devint « Nosse-Be » ou « Nos-Be ».
Divers souverains vont se succèder sur l’île.
Vers 900 les arabes qui abordent les côtes nord-ouest de Madagascar se ravitaillent à Nosy Be et y créent un comptoir à Mahilaka. Ils fortifient alors la ville avec un mur d’enceinte de 4 mètres de haut et 2 km sur 1 km de coté.
En 1100 les arabes créent un comptoir à Ambanaro.
En 1200 Mahilaka devient la plus grande ville de Madagascar.
En 1400 les indiens viennent se fixer à Ambanoro suite au déclin de Mahilaka.
Occupée par les Français dès 1841 intéressés par sa belle rade – soit 55 ans avant le reste de Madagascar -, puis rapidement colonisée, Nosy Be est devenue, au xixe siècle, un comptoir commercial important de la côte ouest de Madagascar.
C’est en 1842 que les Français la baptisèrent par décret « Nossi-Bé » la grande île ou « la perle de l’océan indien ».
À partir des années 1850, les cultures vivrières et les plantations de rente s’y développent, entreprises de colons réunionnais, mauriciens et français. L’île fait partie avec l’Île Sainte-Marie de Madagascar du gouvernement de Mayotte et compte 15 000 habitants vers 1865. Elle est rattachée à Madagascar à la fin du siècle.

Ainsi, la petite île devient une colonie agricole, recouverte de champs de cannes, d’indigo, de café, mais aussi de sésame, de riz, de maïs, de patates et de manioc. Elle récolte les fleurs d’ylang-ylang à partir des années 1920.

C’est de cette activité que lui vient le surnom d’île aux parfums.

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