L’île Rouge, avec ses milliers de kilomètres de côtes désertes, avec seulement quelques villages de pêcheurs pour les animer, sa faune et sa flore caractéristiques, ses récifs coralliens inexplorés riches de vie, ses tributs dans lesquelles se partage une population qui représente un brassage important de sang indien, chinois, indonésien, l’île rouge où Madagascar représente, malgré la proximité de la côte du Mozambique, une entité tout à fait différente de celle du continent Africain.

Formé, probablement, par le glissement de continent, suivant la théorie de Gondwana, Madagascar est restée bien au large des grandes routes des explorateurs d’abord, des touristes ensuite.

Les premiers à toucher et à explorer les côtes malgaches furent les Arabes vers 1 400, tandis que les premiers Européens à tenter de s’y installer furent les portugais au début du XVIème siècle. Ils sont suivit des français. Intéressés par la « Route des Indes » et poussés par l’impossibilité de continuer leurs aventures dans les caraïbes, plusieurs pirates rejoignirent l’Océan Indien, y créant des bases un peu partout et principalement à Madagascar vers la fin du XVIIème siècle.

Le plus intéressant de ses aventuriers fut Avery qui se proclama « roi de Madagascar », prit des attitudes d’empereur, s’établit avec son équipage dans la Baie d’Antongil, dans le Nord Ouest de Madagascar, dans une île appelée Nosy Mangabe (île très bleue). A la même époque, deux personnes singulières commencèrent à écumer l’Océan Indien, le capitaine Misson et le prêtre dominicain Caraccioli. De leur association va naître à Diego Suarez une « République de Pirate » baptisée « Libertalia ». Cette étrange association entre hors-la-loi organisés politiquement prit de l’ampleur dan la zone de l’Océan Indien et rappelle, en partie, l’histoire bien connu de l’île de la Tortue.

D’autres pirates visitent ou s’installent sur les rivages de l’Océan Indien : Kidd Tew, Read et La Buse sont les plus importants.

Au cours des siècles suivants, différentes tributs malgaches s’organisèrent en royaumes indépendants les uns aux autres sur diverses parti du territoire.

Vers la fin du XVIIIème siècle, le peuple Merine, sur les hauts plateaux, voient accéder au trône le Roi Andrianampoinimerina, favorable à un Etat plus moderne et à l’unité nationale. Il essaya d’organiser politiquement, administrativement et économiquement les populations des hauts plateaux.

C’est au cours du XIXème siècle que Madagascar s’ouvre à l’influence Européenne, notamment grâce à la politique d’ouverture sur l’extérieur du Roi Ramada 1er.

La reine Ranavalona I qui lui succède en 1828 fait marche arrière, crée des obstacles à la pénétration étrangère et combat tout ce qui est européen. Son règne prit fin en 1861 et fut caractérisé par des luttes armées contre la France t l’Angleterre.

L’histoire de Nosy Be peut commencer pendant le règne de Ravavalona I. A cette époque, ‘l’île s’appelait Ambario Be (la plus grande de plusieurs îles) et sa population était constituée d’environ 200 Antankarana. En 1836, sur la Grande terre de Madagascar, la Reine Tsiomeko régnait sur le Boina. Son peuple fut contraint de se réfugier à Nosy Komba devant la poussé Merina. La Reine prit la tête de cet exode.

Quand le brigantin français « Le Colibri » arriva en 1839 dans la rade de Nosy Be, son commandant, envoyé par les autorités françaises de la Réunion pour une croisière d’exploration de côtes malgaches, trouva à Nosy Be une situation politique nettement favorable à a France.

Les Sakalava, après avoir demandé l’aide du Sultan de Zanzibar et des autorités de Mauritius, demandèrent protection et assistance à la France qui, en 1841, accepta de prendre possession des îles de Nosy Be et de Nosy Komba.

Après quelques combats contre les Merina, le calme revint dans cette région. Dés lors, l’histoire de Nosy Be et de son archipel se développe parallèlement avec celle de la grande Île de Madagascar.

La capitale d’Antananarivo (Tananarive) est conquise par les troupes françaises après une première guerre en 1883 et une seconde en 1894. La « loi d’annexion » à la France est proclamée le 6 aout 1896 et met ainsi fin à l’indépendance de Madagascar. Le Maréchal Gallieni, premier gouverneur de l’île Rouge, va devoir lutter encore un dizaine d’années contre les noyaux de résistance, organisés en « guerilla » avant d’établir la paix sur l’île.

Gallieni et les gouverneurs qui le suivent réalisèrent de nombreux travaux routiers en développant l’agriculture et le commerce.

Après la deuxième guerre mondiale, les revendications non satisfaits des Malgaches aboutirent à une rébellion de mars 1947 qui fut violemment réprimée par les forces d’occupation françaises. Après une période de calme et des changements sensibles dans la politique française, on parvint à l’abolition de la « loi d’annexion de 1896 ».Mais les revendications malgaches se firent de plus en lus pressantes jusqu’à la proclamation de l’Indépendance, le 26 Juin 1960.

Madagascar est à nouveau indépendantes et élit à la tête du pays Philibert Tsiranana, lequel fut déposé au cours de la Révolution de 1972 qui porta des militaires au pouvoir. Détail de l’indépendance (26 juin 1960) sur cet article.

La stabilisation du pays est acquises avec le référendum du mois de Décembre 1975, qui fit du Capitaine  de Frégate Didier Ratsiraka le premier président de la République Démocratique de Madagascar, et la proclamation d’idéaux socialistes mieux définis, comme l restructuration administrative sur la base des « fokonolona » et des « fokontany », entités politico-sociales résolument malgaches.

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