En ce jour, Nosy bé, sous un soleil stable et une mer pacifique en plein Océan Indien, commence une journée sportive. Avec dans un premier temps le départ de la grande régate de Nosy Bé via la baie des Russes et l’entrée de la France dans la coupe du monde de Rugby.

En regrettant la non qualification de l’équipe de Madagascar pour cette événement mondial et la non participation de Nuage à cette grande régate, faute de sponsors respectifs. Je prend mon mal en patience dans l’attente d’une nouvelle coque en Kevlar pour la prochaine édition et l’arrivée surprise de Jean Pierre Rives pour entraîner nos troupes à la conquête de gloire sportive.
De ma petite terrasse paisiblement installé, regardant la mer descendre sans oublier de vérifier qu’elle remontera bien tantôt, je me suis débordé de travail en faisant des recherches sur cette fameuse baie des Russes. Composant des recherches d’historiens et des légendes, je vous en raconte un bout ;

A quinze mile nautiques, plein Ouest de Nosy Bé, vous devrez border serré pour remonter l’alizé Taliou et espérer l’aborder sur un seul bord. La passe est large mais méfiance au Sud où les hauts fonds sont dangereux même à marée haute, plutôt longer le roc Nord pour se jouer du courant qui vous résiste l’entrée.

Une fois à l’intérieur,la baie est immense et l’on imagine sans peine 42 bateaux Russes mouillant ici en 1905. Contournant le Roc Nord une petite plage se dégage, facilement abordable, à peine quelques vestiges d’époques oubliées. Ce que je nommerais romantiquement un ancien fort en ruine qui garde désormais en son enceinte, bananiers et canne à sucre où cette immense cloche en métal qui pourrait faire office de soupière géante ou de couvercle de machine à vapeur

Les droits reviennent à la vie villageoise et encore ces pirogues qui ramènent le produit de la pêche, suffisant pour laisser un répis aux poules picorant sous les cases. Village au pied des montagnes où la brousse laisse le passage à la rivière. Ceux qu’y si seraient aventuré, disent que l’on y trouve encore des œufs de dinosaures…

Pour une vérité, c’est bien les Russes qui ont donné le nom à cette baie, comme précisé plus haut: En 1905, venue de Méditerranée, passant Gibraltar et le cap de Bonne Espérance, dans l’attente de ravitaillement pour se rendre en Mandchourie. Une flottille ni bien équipée ni certaine du bien fondé de leur mission, fera une escale prolongée en ces lieux. Après leur départ, les hypothèses divergent: pour aller à la guerre et mourir en mer à moins de porter un message de paix aux quatre vents et dans chaque recoin d’Océan.

Si il est toujours bon de pouvoir choisir la fin que l’on préfère, une autre légende suscite mon intérêt. Ce serait un navire, la date, comme le nombre de mâts ou l’âge du capitaine, m’est inconnue.

L’épave giserait dans une fosse profonde, peut être à moitié ensevelie dans le sable et la vase. Les témoignages assurés par des certitudes jamais confirmées, affirment que ces vestiges porteraient en leurs flancs un trésor. Pour vrai, certains l’on cherché dans l’immensité de la baie… la légende qu’il faut toujours prendre au sérieux, raconte en cette partie si profonde que seul les squales peuvent en garder la clef du trésor….

De notre envoyé spécial à Nosy Bé

Pascal Momboisse

www.ylanghotel.com

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Avant tout chose, ce blog est indépendant, écrit pas un résident de Madagascar amoureux de ce pays. Vous trouverez ainsi sur Nosy Be Island, des conseils, des astuces, des bons plans, des réflexions et tout ce dont je peux avoir envie de parler …

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