Si vous avez entendu parler du CNRO, vous avez entendu parler de musée, centre de recherche, lieu abandonné, base militaire. Qu’en est -il en réalité ? 

Crée en 1950, ce domaine a été géré par l’ORSTOM (Office de la recherche scientifique et technique d’outre-mer) jusqu’en 1974, date d’abolition des accords de coopération avec la France. C’est ainsi que le CNRO (Centre National de Recherches Océanographiques) a repris la gestion du centre et des 4 départements scientifiques (halieutique, géologie marine, océanographie biologique et océanographie physique et chimique)

Le domaine en général

musée CNRO Nosy BeSitué à la sortie de Hell-ville sur la route menant à Marodoka et Lokobe, un peu avant le village Indien, aujourd’hui « ville fantôme » mais qui fut autrefois la capitale de Nosy Be, le domaine s’étend sur plusieurs hectares.

Le point le plus haut du domaine vous emmène à un des bâtiments du centre de recherche proprement dit. Grand bâtiment de deux étages, une vue magnifique sur le port de Hell-Ville où vous pouvez observer le nouveau et l’ancien port, des containers jusqu’au vieux boutres, une image qui résume à elle seule l’évolution de Nosy Be. Le bâtiment est quant à lui gardé mais inutilisé. Vous pouvez y observer le matériel technique de l’époque, les souvenirs de classes d’ESP vous reviendront sans doute.

Un peu plus bas, en bord de mer, se trouve le musée

Le musée est tenu par Mme Bakary Cisèle, responsable sur place qui vous guidera lors de votre visite.

Mme Bakary Cisèle a su donner vie à ce « musée des horreurs » en faisant visiter le musée à travers l’histoire de l’évolution selon Charles Darwin, partant des coraux mous jusqu’aux vertébrés osseux présentés dans leurs bocaux de formol.

Le musée centralise toutes les espèces océanes présentes au Nord du Madagascar, ce qui n’est pas peu sachant que Madagascar est le deuxième pays le plus riche sur ce point.

Vous y découvrirez aussi les 3 types de récifs présents au nord de Madagascar, Mangrove, plage et barrière de corail. Leurs spécificités ainsi que les types de pêches pratiquées, y compris celles aujourd’hui interdites et les raisons.  Le CNRO travaille avec les pêcheurs de Nosy Be sur l’apprentissage de la chaîne de l’évolution afin de préserver la chaîne alimentaire (respect des tailles et saisons de pêches)

La dernière pièce du musée propose un squelette de cachalot récupéré en 2010 ainsi qu’une côte de baleine. Même en ayant vu des baleines en vrai, voir qu’une simple côte soit plus grande qu’un être humain vaut le détour.

A découvrir en exclusivité sur place

Le saviez-vous ? Sari = chance et espoir et Manok = un coq de combat.

Une maquette du bateau SARIMANOK, bateau qui a servi en 1985 par une équipe de 10 chercheurs Européen afin de recréé la première « civilisation » de Nosy Be en faisant, avec un bateau traditionnel malgache, la traversée de l’Afrique à Nosy Be, un voyage qui a duré plus de 3 mois en mer.

Prévoir 1 à 2 heures pour cette visite qui est faisable du Lundi au Samedi de 08h00 à 12h00 et 14h00 à 16h00.

La découverte surprise, une bibliothèque !

Elle a été mise en place dans les années 1950, on y trouve des livres datant de 1896 jusqu’à nos jours. Sans doute une des plus belles collections de Madagascar oubliées ou bout du monde.

Le saviez-vous ?

Le point le plus haut du domaine vous emmène à un des bâtiments du centre de recherche proprement dit surnommé « la pointe à la fièvre ». Ce nom n’a pas la signification sinistre que l’on pourrait croire. Il est au contraire dû au fait qu’entre 1890 et 1900 les soldats atteints de fières y étaient envoyés pour guérir.

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