L’île de Nosy Komba, aussi appelé l’île aux Lémuriens, est la plus grande et la plus peuplée après Nosy Be avec près de 4.000 habitants, elle se situe à tout juste 7 km de Hell Ville (capitale de Nosy Be) soit environ 15 minutes en bateaux depuis le port.

Comme son nom l’indique, Nosy Komba abrite des lémuriens. Ses Lémuriens sont sous le signe du fady (interdit local), ce qui les rend « sacré », soit interdiction de les chasser ou de les gêner d’une quelconque manière (éviter de les nourrir). L’espèce la mieux représentée à Nosy komba est le Lémur Macaco qui vit en groupe d’une vingtaine d’individus. Il se nourrit presque exclusivement de fruits. Le mâle a la fourrure noire tandis que la femelle, qui  porte son petit attaché au ventre, est de couleur rougeâtre-marron avec des poils plus clairs autour de la tête.

Les + de Nosy Komba

Nosy Komba, c’est de superbes randonnées de toute beautés qui offrent d’exceptionnels points de vues sur le panorama alentour. Les plus courageux atteindront son sommet (Antaninaomby à 621m) en 5h à 6h et s’offriront un panorama de 360° sur l’ensemble de l’archipel de Nosy be et la côte malgache sur près de 300km. Pour ce que cela intéresse, depuis 2013 une course / tail est organisé tout les ans, la Maki Run.

Comme vous pouvez le voir, de belles journées en perspective. Pour la visiter, des départs en bateau depuis les plages de Madirokely ce font tout les matins, souvent mixé avec Nosy Tanikely. Vous pouvez également y dormir quelques nuits, en effet plusieurs hôtels se trouvent sur place. Bien sur l’électricité n’est pas au rendez vous, mais une harmonie avec la nature et des soirées aux feux de bois avec les histoires des résidents remplirons vos rêves.

Un peu d’histoire

L’histoire de Nosy Komba a débutée avec celle de Nosy Be et l’arrivée de la Reine Tsiomeko du Boina qui vint se réfugier à Komba avec ses sujets, chassée de la grande Terre par les soldats de l’armée Hova. Les Merina essayèrent plusieurs fois de débarquer à Nosy Komba mais toujours sans succès. Au cours d’une de ces tentatives de débarquement on raconte que de nombreux guerriers hova se noyèrent tant la mer était clair, ils crurent qu’il n’y avait pas beaucoup de fond, que la mer était à marée basse,alors qu’il y avait plusieurs mètres de profondeurs. Depuis cette événement  pour designer l’eau très limpide, les Sakalava  utilisent l’expression « rano mamono hova », c’est-à-dire « l’eau qui tue les Hovas ».

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