Dix années que la société nationale sucrière a cessé ses activités.

Brickaville était presque devenue une ville morte depuis que l’unité sucrière a ferme ses portes. Si il n’y avait pas le tourisme, Nosy-Be aurait également sombré à cause de la fermeture du complexe sucrier de Dzamandjar.

Ces trop longues années de fermeture qui ont sévèrement affecté les peuples de ces localités, feront désormais partie du passé. Les unîtes sucrières de Nosy-Be et de Brickaville ont été, en effet, repris par la compagnie Vidzar plus connu par sa marque Dzama. Apres de multiples tentatives infructueuses de recherche de repreneurs et/ou de partenariat, l’Etat a finalement confié ces deux complexes à une entreprise malgache qui a présenté un business plan très prometteur pour les régions d’implantation et rassurant pour l’avenir des exploitations.

Nul n’ignore, en effet que l’activité principale de Dzama fait partie intégrante de la filière sucre. En reprenant ces deux unités de la Sirama, Dzama ne fait que relancer une filière au sein de laquelle elle a commence, il y a 30 ans de cela. Le fondateur de l’entreprise familiale, feu Lucien Fohine Rakotodratsima, avait commencé à proximité de l’usine de Nosy-Be, dans la région de Dzamandjar précisément. C’est de la qu’est née la compagnie Vidzar qui signifie Vieux Dzamanjar Rhum. Dzamandjar qui est l’un des fleurons de l’industrie malgache durant tout un siècle, est réputée pour la qualité de son rhum, surtout son vieux rhum. Dzama a perpétué cette renommée et voila que la compagnie reprend l’activité d’amont en aval, de la plantation de canne à sucre à la distillerie de rhum en passant par la production de sucre qui reste la base.

Ce retour aux sources de la compagnie Vidzar est d’autant plus prometteur pour les populations locales et pour le pays tout entier que non seulement, les deux unités sucrières ont été confiées a une société intégrée a la filière mais en plus, le repreneur est un success story exemplaire.

En cette période où la reprise est bien loin de se pointer à l’horizon, l’officialisation de la reprise des deux complexes sucrières constitue une grosse bouffée d’oxygène. Les plantations comme les usines sont synonymes de centaines voire de quelques milliers d’emplois (en période de coupe), les salaires verses et autres coûts d’approvisionnement rejailliront sur de nombreux secteurs, le pays importera moins de sucre … Une véritable renaissance qu’on aimerait se multiplier pour que notre avenir soit tout sucre.

Source : http://www.lagazette-dgi.com/index.php?option=com_content&view=article&id=46425%3Areprise-de-la-sirama-nosy-be-et-brickaville-renaissent-avec-dzama&catid=45&Itemid=110

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