Tanana madio est une association à but non lucratif composée de 14 salariés, elle travaille avec la population Nosy béene afin de préserver la propreté de l’environnement et de l’hygiène dans les villages, c’est donc une association qui travaille pour la population bénévolement.

Crée en 1994, par son fondateur Gérard Poulteau, « tanana madio » ou “le village propre” a bien évolué depuis sa création, en effet cette association à but non lucratif utilisait hier encore des charrettes pour ramasser les ordures, mais depuis peu ils utilisent des camions au service du nettoyage pour le village d’Ambatoloaka, Dar Salam, Madirokey ,Andampy et Diego hely afin d’améliorer leur service, ce qui obligatoirement rajoute un coût au frais mensuel.

Comment est née  « Tanana Madio » ?

En 1994, le village d’Ambatoloaka avait vraiment un problème de propreté au niveau de son environnement, cela a commencé à poser des problèmes au niveau touristique et pour le développement de Nosy be, car les touristes commençaient à remarquer les déchets qui se trouvaient sur la plage de Madirokely ainsi que dans les villages. De ce fait, le fondateur Gérard Poulteau a commencé à chercher une solution et a pris l’initiative avec l’aide des villageois de nettoyer tout d’abord le village d’Ambatoloaka surtout au niveau de la plage grâce à des charrettes tirées par des zébus, c’était devenu une évidence et une nécessité pour la prévention de santé et de propreté au niveau de la population et d’attraction touristique sur l’île de Nosy be .

dechets-sauvages

Comment se passe l’organisation au niveau des ramassages d’ordures ?

Tanana madio ramasse à peu près 15 m3 de déchets par jours via leurs 3 camions, le ramassage se fait de 07h, 12h ou 14h cela dépend de la quantité des ordures déposées dans les bacs bleus mis dans chaque quartier concerné (Ambatoloaka, Dar Salam, Andampy, Madirokey et Diego hely), mais apparemment chaque lundi les ramassages d’ordures durent plus longtemps, car le dimanche Tanana Madio n’est pas en service donc plus de déchet le lundi, tanana madio a l’idée de mettre en place des poubelles en fer qu’ils mettront dans chaque rue pour que la population jette facilement leurs poubelles sans salir la rue.

Où atterrissent les ordures après leurs ramassages ?

Au début Tanana Madio essayait de mettre ses ordures dans chaque coin qui était libre, et a un moment on leurs a proposé le quartier d’Antorilava sur une digue, mais les déchets commençait vraiment à s’entasser et c’était devenu embêtant, alors le fondateur a fait la rencontre de GIZ (coopération allemande)  qui a financé un site de transit sur la route d’Ampasindava près de l’abattoir, à l’aide d’un camion les déchets sont transporter par la suite à Ambalamanga à Dzamandzar, les déchets sont triés et enfouis, un projet financé par la banque mondiale à la hauteur de 700 000 euros.
Mais depuis peu  la population a commencé à s’installer autour du site de transit d’Ampasindava ,cela pose problème au niveau de l’hygiène, mais pas seulement, car la population commence aussi à se plaindre du site.

EGEDEN: une perspective d’avenir pour tanana madio

C’est quoi l’EGEDEN ? L’EGEDEN (Etablissement pour la Gestion des Déchets à Nosy be) est crée le 01 janvier 2014, est et l’avenir de tanana madio, ils  ont un même principe, à savoir assurer la propreté de l’île de Nosy be, mais à la différence de tanana madio qui finance bénévolement ses actions par le biais des cotisations perçues aux villageois, EGEDEN est un établissement public local à caractère administratif, c’est-à-dire une société privée qui travaille directement avec la commune(en sous-traitance) qui a été créée en commun par GITHNB , quelques résidents,  la commune et PIC .

Aujourd’hui le site de décharge publique d’Ambalamanga est mal entretenu et pose problème au niveau de sa gestion, pour cause un problème de financement, or tanana madio espère un broyeur d’ordures de végétaux sauvage grâce au financement de la banque mondiale pour pouvoir procéder au recyclage et faire des compostes avec les déchets végétaux sauvages.

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Comment vie Tanana Madio ?

Via une adhésion, seulement, d’après le fondateur Gérard Poulteau, le payement de l’association reste problématique tant au niveau des opérateurs sur l’île qu’au niveau des villageois, nombreux d’entre eux ne veulent pas procéder au règlement mensuel pour le bon fonctionnement de l’association, ce qui est pourtant un acte civique indispensable

Ce n’est pas parce qu’il n’y a plus de déchet qu’il ne faut plus adhérer au contraire, c’est grâce aux adhésions de tout un chacun depuis plusieurs années que Nosy Be est propre

Et pour ce qui ne comprennent toujours pas, pour régler ce problème a été mis en place une convention villageoise le 02 Mai 2015 en présence des deux chefs de fokontany et leurs adjoints, d’après cette convention les personnes qui ne procèdent pas au règlement mensuel seront convoqués devant le tribunal et seront donc forcé obligatoirement de payer.

La perception des payements mensuels de tanana madio des villageois se fait par les « fokontany » concernés et 10% de la recette perçue est destinée au fokontany,  chaque ménage doit  payer 1000 Ar  par mois.

Les tarifs ont été validés par la préfecture et le tribunal et se présente comme suit

  • une boutique simple : 5000 Ar/mois
  • epi-gargotte avec un bar et dépendant de la taille : 10 000ar ou 15000 Ar/ mois
  • une maison semi-dure ou sophistiquée: 15000 Ar/mois
  • villa : 30 000 Ar/mois
  • hôtel : 30 000 Ar/mois si l’hôtel a un restaurant : 30 000 Ar de plus/mois
  • hôtel au-delà de 6 chambres : 6000 Ar par chambres supplémentaires

Détails de la convention villageoise d’Ambatoloaka

Une convention villageoise a été mise en place le 02 mai 2015, une décision prise lors de la réunion de la population de Dar Salam et d’Ambatoloaka, en présence des deux chefs de Fokontany et ses adjoints, ainsi que la population pour mettre en place des règlements pour la propreté du village et d’après cette convention :

  • les lieux des ramassages de poubelles doivent être dans des endroits spécifiques et avec des responsables. Il doit y avoir des heures spéciales pour les jeter.
  • Pour les endroits loin des lieux de ramassages, là où le camion ne peut pas accéder, il doit y avoir un système de sifflet et chacun doit transporter ses ordures jusqu’au camion.
  • Chacun doit se procuré des récipients poubelles et doit les marquer avec des signes, par exemple : un sac avec le nom du propriétaire.
  • Ceux qui jettent leurs déchets en dehors des heures de ramassage doivent payer un DINA de 5000 Ar auprès du bureau de Fokontany.
  • Chaque ménage populaire occupant une maison doit payer la cotisation de mensuelle de 1000 Ariary.
  • Chaque responsable de quartier dans chaque Fokontany organise la collecte des cotisations. À chacun il donne un reçu avec le cachet et la signature du chef de Fokontany et la signature de celui qui reçoit l’argent.
  • Pour les maisons œuvrant dans des activités commerciales, comme les boutiques, les hôtels, les bars et autres habitations (que celles à 1000Ar), leurs cotisations mensuelles ne sont pas les mêmes et sont établies par catégories par l’association Tanana madio, ils reçoivent aussi un reçu avec le cachet de Fokontany.
  • Tous ceux qui ne payent pas mensuellement doivent payer une pénalité de 2 fois le montant de la cotisation.
  • L’association tanana madio assure la propreté de la rue et la collecte des ordures au moins 4 fois par semaine.

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Quels sont les projets en cours de Tanana madio ?

La première mission de l’association est le ramassage d’ordure, mais au-delà de cette mission tanana madio a déjà accomplie plusieurs actions pour la prévention de la santé et de l’hygiène ou encore de l’environnement notamment :

  • des w.c. publics dans le quartier d’Ambatoloaka
  • nettoyer les cimetières de dar Salam pour ensuite construire un mur et y mettre un gardien, car de nombreux villageois jettent encore leurs déchets dans les cimetières
  • nettoyer les digues pour l’écoulement de l’eau pour la préparation de la saison de pluie
  • mettre des poubelles en fer dans les rues pour la prévention de la propreté

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Qu’est-ce qui manque à l’association au niveau matériel ?

Étant donné que l’association travaille bénévolement pour le peuple, il n’est pas étonnant de constater qu’au niveau financier le budget est très serré ce qui entraîne un manque de matériel, notamment :

  • des camions en plus
  • des emplacements pour construire des w.c. publics
  • broyeurs de végétaux sauvages à Ambalamanga Dzamandzar, pour en faire des compostes, et procéder ainsi au recyclage des plastiques, car les déchets commencent à s’entasser, l’association attend le financement de la banque mondiale pour pouvoir bénéficier de ce privilège.

Et vous, que pensez vous de Tanana Madio ?

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